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Un manque de visibilité pour l’avenir

Ship ST, bureau d’études spécialisé en ingénierie et architecture navale et fluviale, poursuit son activité avec ses salariés en télétravail. La principale difficulté est l’incertitude et le manque de visibilité pour l’avenir.

En image de couverture : Parmi les réalisations auxquelles a participé Ship ST en tant que bureau d’études techniques pour la conception de l’engin flottant aux côtés d’un designer ou d’un architecte, il y a la salle de spectacle Le Flow au port des Invalides à Paris.

« Nous avons anticipé les besoins informatiques et l’ensemble de l’équipe de Ship ST est en télétravail depuis le premier jour du confinement. Nous communiquons entre nous au mieux pour avancer sur les projets », explique Camille Pougnet.

Cela permet à Ship ST de continuer à poursuivre son activité de bureau d’études spécialisé en ingénierie et architecture navale et fluviale. Fondée par Laurent Mermier en 2000, l’entreprise compte 12 à 15 personnes, réparties entre Nantes et Lorient (voir notre article).

Il se trouve que depuis le début de l’année 2020, l’activité de Ship ST était marquée par un fort dynamisme avec beaucoup de projets à différents niveaux d’avancement et donc une importante charge de travail. « Nous avons continué sur notre lancée, nous avons pu avancer des projets le temps que nos clients eux-mêmes s’organisent » par rapport au contexte du Covid-19/confinement. Il y a, par exemple, deux gros projets autour de moteurs qui ont été poursuivis.

Des projets suspendus 

« Bien évidemment, les projets qui nécessitent des déplacements sont à l’arrêt. Il s’agit de projets qui venaient de débuter ou qui allaient le faire au cours de la deuxième quinzaine de mars », poursuit Camille Pougnet. Parmi les projets suspendus, il y a, par exemple, les arrêts techniques de deux bacs en navigation sur le Rhin. L’un d’entre eux est au chantier mais rien ne se passe, pour l’autre, l’arrêt technique est reporté en septembre. Il y a aussi des projets maritimes qui sont suspendus.

« Nous espérons que les projets vont être seulement décalés dans le temps et non pas complètement annulés. Nous sommes à peine un mois après le début de la crise sanitaire. Il y a un manque de visibilité sur les évolutions possibles. Des chantiers sont arrêtés tout comme leurs bureaux d’études. Eux-mêmes n’ont pas visibilité. Nous sommes dans une gestion au jour le jour. »

Une priorité immédiate concerne la trésorerie. « C’est un point de vigilance pour nous. Le risque est le défaut de paiement de nos factures, ce qui peut mettre en péril notre trésorerie. Nous travaillons sur cet aspect en même temps que sur la poursuite des projets. »

Après un mois de mars coupé en deux, avec une première quinzaine en activité importante dans la suite de janvier et février et une deuxième quinzaine en situation inédite, avril peut-être un mois charnière. « Nous avions estimé que 2020 allait être une très bonne année. Aujourd’hui, il est difficile de faire des prévisions. Comment les donneurs d’ordre vont-ils agir ? Quelles vont être les capacités d’investissement ? »

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